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11/09/2012

Fille de mauvaise vie ou RE : lettre à Tonino Benacquista

Tonino... je m'en veux d'avoir descendu en flèche tes Morsures de l'aube...  Là c'est le coeur qui parle, mais pas la raison, car je ne changerais rien à ce que j'ai dit sur cette m... Mais je veux me racheter en parlant de tous les livres de toi qui m'ont tellement plus !

Zou tagazou (ne me demandez pas d'où vient cette expression) parlons maintenant de Malavita.

Une famille de bons américains biens sous tous rapports et apparences emménage en pleine nuit et en pleine discrétion dans un village de Normandie. Ni Maggie, la mère, Belle la fille, Warren le fils ne cherchent à faire de vagues au sein de la communauté Normande qui les accueille. Seul Fred le père de la famille ne semble pas s'accomoder de cette nouvelle vie, et tous les membres de sa famille ont l'air de lui reprocher leur nouvelle existence à l'écart de tout ce qu'ils ont connus avant. Fred, lui, refuse de vivre comme on (mais qui ?) veut lui imposer.

 Mais chassez le naturel iMalvita, Tonino Benacquista, roman mafial revient au galop, Fred n'est pas Fred, Fred c'est le personnage lisse et carré que le FBI a créé pour cacher l'identité de Giovanni Manzoni. Giovanni c'est un sanguin, un violent qui a le sang aussi chaud qu'une sauce arrabiata bien relevée. Giovanni c'est un affranchi, un ancien Wiseguy qui a 16 ans avait déjà arraché les doigts d'un récalcitrant, qui a touché à la coke et aux filles à l'âge où je lisais Mon petit poney flamme. Giovanni il a vendu père, mère, cousins et tous les padrinis de la mafia New-Yorkaise pour sauver sa peau. D'où le lisse Fred, sa nouvelle vie et sa nouvelle identité dans le cadre d'un programme de protection des témoins.

Alors quand Fred trouve une machine à écrire à la cave et se met en tête d'écrire ses mémoires, lui qui n'a même jamais ouvert un livre, le FBI voit rouge encore plus rouge qu'un sauce aux pepperonis.

Loin de moi l'idée de faire l'apologie du crime, qui plus est organisé, mais on (je) ne peux pas nier que La Cosa Nostra, La Pieuvre, L'Honorable Société ou quelle que soit son nom,  que depuis Les Parrains, inspirés des livres de Mario Puzzo, ce monde exerce une fascination sur les lecteurs. Et là, ça ne rate pas, les bad boys moi j'aime ça ! Et quand c'est Benacquista qui raconte c'est un vrai bonheur !

 

Si vous voulez de la vraie, de l'authetique catsagne de mafieux, lisez Le Testament du dernier parrain de Bill Bonano, un ancien padrino qui a écrit ses mémoires à la conditon expresse qu'elles ne soient publiées qu'après sa mort.

04/09/2012

Fil d'arianne

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Et bien moi contrairement à beaucoup La Maison de soie, pastiche de Sherlock Holmes par Anthony Horowitz m'a laissé un peu de marbre. En comparaison, si on veut parler d'un pastiche récent de Sherlock Holmes (même si ce n'est en pas vraiment un car le personnage principale est Conan Doyle), j'ai préféré 221B Baker street de Graham Moore.
Certes c'est bien écrit et le récit fourmille de références au Canon (à force de lire des pastiches on devient expert), mais je n'ai pas retrouvé le ton de Sherlock Holmes ni la dynamique des récits originaux.


Alors oui, c'est censé être de la littérature pour adolescents mais là je ne suis pas d'accord, j'imagine peu de lecteurs de moins de 16 ou 18 ans lire ce livre, déjà parce que le livre est plutot long mais aussi parce que l'intrigue est je l'avoue bien ficelée. Et puis moi je l'ai lu en Large Vision (= gros caractères pour ceux qui ont des problèmes de vue, donc généralement des personnes âgées).

Ce n'est donc pas que je n'apprécie pas la littérature jeunesse, non c'est tout simplement que le personnage de Sherlock Holmes par Horowitz ne me plait pas, il est loin de la figure tout en extrême qu'on connait... et où sont passées ses interminables exposés de déductions ? Alors oui, bien sur chaque auteur teinte le personnage  de sa patte personnelle, mais bon là, sans plus.

25/07/2012

Prestigieuse illusion littéraire

prestige.jpgJ'avais adoré le film et après avoir lu le premier tome de la BD "Blackstone" l'envie m'est venue de  replonger dans l'univers fascinant de l’illusionnisme.


"Le Prestige" est le premier livre de Christopher Priest que je lis et, même si souvent lorsque j'ai vu le film le livre me déçoit, là ça n'a pas été le cas.


"Le Prestige" est un vrai tour d'illusionnisme dont, si l'on reprend les termes adéquates, le prestige et la chute finale du livre sont de vrais tours de force littéraire. Le livre se partage entre les journaux des 2 illusionnistes qui se livrent une lutte sans relâche tout au long de leurs carrières pour le succès, la reconnaissance et peut être bien parce que ce sont des hommes tout simplement.


Leur lutte de pouvoir se poursuit au delà de leurs propres carrières puisqu'elle transformera à jamais l'existence de leurs descendants.
Et c'est par leurs yeux, 100 ans après que l'on découvre ce qu'il s'est réellement déroulé entre les 2 magiciens. Au centre de cette lutte on retrouve non seulement cette soif de perfection qu7321910106471.gifi fait la particularité de cet art de la scène mais également le sceau du secret. Car finalement ce qui leur hérissent le poil à chacun est surtout de ne pas connaitre les secrets de l'autre. Que l'homme est jaloux, envieux et mauvais lorsqu'il trouve meilleur que lui...

Au début du livre, j'avais une vision très manichéenne des personnages, mais leur lutte sans relâche pour le succès et la reconnaissance a très vite changé ma vision des personnages.

Alors qu'en est il des luttes de pouvoirs, des jalousies qui tournent à la névrose obsessionnelle et qui empoisonnent les autres ?