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21/01/2013

... ou comment vous parler de Félidés

pir.jpgSi je vous dit que je vais parler d'un polar dont le héros est un chat, vous penser au Chat Potté, à Garfield, Isidor le chat malin ou encore aux Aristochats. Moi je vais vous parler de Francis, le héros de Félidés d'Akif Pirincci. Ici pas de chat qui se tient sur ses 2 pattes et parlent avec les humains, mais un chat comme on les aime, qui se la coule douce, gratte sa litière, pue en ressortant et vous réveille la nuit parce qu'il a la dalle. Un chat normal, sauf que dans le quartier de Francis une vague d'assassinat touche ses congénères. Pas de chats renversés mais plutôt des chats sauvagement assassinés et qui plus est apparement par d'autres chats. Ca parait encore un peu débile là non ? Mais loin de là, parce que Félidés est une vraie réflexion, parfois même difficile à suivre, sur les rapports des hommes avec les animaux, ce qu'on leur fait subir et comment ils peuvent nous le faire payer ensuite. Entre deux siestes et trois croquettes, Francis découvre  qu'il s'en ai passé des belles dans la maison où il loge, il y a de ça bien longtemps de terribles expériences scientifiques ont été menées au sous-sol avec pour cobaye un malheureux chat qui n'avait rien demandé à personne. On a tendance à croire que nos amis les chats sont justes bons à faire la sieste sauf que dans l'univers d'Akif Pirincci les chats sont revenchards et la violence du passé est à l'orgine des meutres d'aujourd'hui. 

J'ai lu Félidés il y a déjà quelques années et j'ai été saisi d'effroi en le lisant autant que dans un bon Franck Thilliez, pour dire que les histoires de chats c'est pas seulement pour les enfants et qu'on peut en faire un très très très bon polar qui vous amène à réfléchir sur l'innocence, la science et l'épuration ethnique. A lire !!!

29/10/2012

Heure de l'apocalyspe 12:21


12:21, dustin thomasonDans 12:21 de Dustin Thomason, une dizaine de jours avant la fin du Compte Long du calendrier maya (21 décembre 2012), une spécialiste de la langue quiché reçoit de la main d'un trafiquant d'antiquités un codex jusque là inconnu qui serait le plus ancien que l'on ai retrouvé à ce jour. Le message qu'il délivre est plus qu'énigmatique, et le fait qu'il soit en morceaux n'arrnage rien. On y parle d'une cité inconnue en proie à une sécheresse depuis 2000 soleils. Simultanément, un maya est hospitalisé car il est atteint d'une maladie mystérieuse et très rare : l'insomnie fatale. Et oui, cet homme n'a pas dormi depuis des jours et des jours et il est en proie à des hallucinations et des accès de violence incontrolés. Et comme il parle une langue maya très peu pratiquée aux Etats-Unis, on fait naturellement appel à la spécialiste de la langue quiché qui se débat déjà avec les mystères du fameux codex. Le patient Zéro n'est que le premier d'une épidémie qui n'est pas sans rappeler celle de la vache folle. Et tout ça sur fond de superstition et de fin du monde qui approche.calendrier maya

 

Moi ça ne m'a pas fait grand chose pour être honnête, même si tout y est même l'histoire d'amour entre les deux personnages principaux que l'on voit arrivé à 100 mètres (elle est fraichement séparée, lui ne se remet pas son divorce)... l'écriture n'a rien de particulièrement séduisant tout est cousu de fil blanc et on se croirait dans un mélange de Da Vinci Code et de Contagion. Ca se lit mais ce n'est pas une lecture que je conseillerais plus que ça.

15/10/2012

Toute sortie est définitive

Histoires sans issuesSans concession, mais sans voyeurisme aguicheur, T.C Boyle décrit nos travers dans "Histoires sans issue". En s'inspirant des petites et grandes lâchetés de la vie quotidienne, il peint un portrait peu flatteur de no notre société et de ses "valeurs". Si jamais les habitants d'une autre planète tombaient sur les nouvelles de Boyle, quelle image auraient-ils de nous ? A coup sûre ils seraient frappés par nos lâchetés, nos petites ambitions jalouses, nos yeux bandés par la religion et nos inconstances quotidiennes. Je dois être salement naïve (un autre de nos travers), pour uitiliser autant de fois le mot "lâcheté" dans mes posts...

Je suis toujours un peu admirative des auteurs qui écrivent des nouvelles, parce que conter une histoire en quelques 15 ou 20 pages tout ne laissant le lecteur songeur, c'est quand même un tour de force. Je ne vous ai jamais expliqué comment je choisi un livre. Alors il y a les conseils bien sûr, le quatrième de couverture évidemment, l'envie/le besoin de combler mes lacunes en classiques contemporains...

Mais surtout, surtout et par dessus tout, le titre ou le nom de l'auteur qui me racontent déjà une histoire. T.C Boyle ? T.C ? Thomas Coraghessan ? Quelle histoire personnelle se cache derrière ces initiales et plus encore derrière ce nom que seuls les anglo-saxons savent prononcer ? Et ce titre "Histoires sans issue" ? Et bien des histoires pas très optimistes on l'imagine, et on fait bien, comme celle de ce père qui, en état d'ébriété, demande à sa fille de 10 ans de prendre le volant à sa place.

On dit souvent que le hasard fait bien les choses, et là il a vraiment très bien fait. Un livre à lire sous un plaid un dimanche froid et sombre d'octobre !