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30/05/2012

Les morsures de la déception ou lettre à Tonino Benacquista

Tonino BenacquistaAaaaaaah... mais Tonino qu'as tu fait là ?! Vade retro Les Morsures de l'aube ! Moi qui t'adore cher Tonino Benacquista, ça a été la déconfiture. Pas grand chose ne m'a plû, même pas les personnages à la fois marqués mais ambivalents que j'aime tant chez toi. Mise à part ton écriture en elle-même, rien ne va dans ce livre. Pourtant, tu aurais pu/du traiter avec brio le thème de la nuit, de ses créatures et de ses parasites.

Dommage... Pour mes soirées en mal de toi Tonino, je garderais sous le coude Malavita, Malavita encore, Tout à l'ego et Trois carrés noirs sur fond rouge.

Et quand je viens d'apprendre que Luc Besson commence fin aout son adaptation de Malavita, je prie pour qu'il ne fasse pas faire des pirouettes de yamakazis à Giovanni Manzoni...
podcast

Vocation concierge

L'immeuble Yacoubian, aala el aswanyAu coeur d'un quartier bourgeois du Caire qui a perdu de son prestige depuis l'assassinat du président Sadate, "L'immeuble Yacoubian" d'Alaa El Aswany est le refuge de personnages hauts en couleurs.

Ils se partagent les logements selon leurs statuts sociales et leurs revenus : aux nouveaux riches et anciens aristocrats les appartements immenses au charme désuet et bourgeois, aux pauvres les cabanes de métal de 2 mètres sur 2 sur la terrasse de l'immeuble.

En plein cagnard égyptien ceux-ci courent après les magouilles pour gagner quelques livres supplémentaires alors que les premiers font la même chose mais dans la torpeur modérée de leurs appartements chics et pour quelques milliers de livres.

 Du jeune étudiant pauvre qui rêve de rentrer dans la police, à la jeune égyptienne dont la beauté attise la convoitise des hommes en passant par l’ancien aristocrate dont le train de vie a basculé avec l’assassinat de Sadate, tous vivent en contradiction avec leurs propres valeurs, leurs religions et leurs familles, coincés entre des traditions séculaires et un mode de vie qu’ils rêvent occidental.

 Sorti en 2006, L’immeuble Yacoubian nous éclaire sur les raisons de la chute de Moubarak, ce « Grand Homme » jamais cité, mais dont l’ombre plane sur toutes les magouilles et la corruption qui pourrie le pays tout entier.

Loin de l’image décrite par les romans de Christian Jacq, on découvre ici une Egypte inconnue où chacun se bat avec ses propres armes pour vivre mieux. L'intrusion dans la vie privée des habitants de l'immeuble Yacoubian a de quoi satisfaire ma vocation ratée de concierge !

 « Un grand projet pour lequel il avait travaillé dur… : le Grand Homme arrimmeuble yacoubian filmivait et prenait le quart des bénéfices comme sur un plateau ! C’était une imposture et du gangstérisme. »

A voir également : le film !

 

09/05/2012

Et maintenant le livre...

Bon... autauprès de moi toujours, kazuo ishiguroant j'ai adoré le film Auprès de moi toujours, autant le livre m'a trop tenue en haleine... et oui, c'est toujours le risque quand on lit un livre après avoir vu le film, ou inversement. L'écriture de Kazuo Ishiguro est indéniablement poétique, pleine de belles images et de métaphores qui restent en tête, mais le livre traîne en longueur quand on sait déjà où il veut en venir. Le fond de l'histoire est distillée avec brio par petites touches qui, j'en suis sûre, donnent envie de poursuivre lorsque l'on a pas vu le film. Je dirais sincèrement que le livre vaut vraiment le coup, lorsque l'on est pas pressé et sensible à l'écriture poétique d'Hishiguro. Mais l'ayant commencé en vacances, avec tellement de choses qui me tentaient à côté (une semaine au bord de la Mer rouge à Dahab), je l'ai laissé tomber au 3/4 du livre...

Mais pour les autres, je vous dirais : foncez ! ou Yalla comme je l'ai entendu pendant une semaine.