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07/06/2012

Chronique posthume

Ray BradburyJe ne serais pas honnête si je disais que le décès de Ray Bradbury m'attriste profondément, et je ne voudrais pas décevoir ceux qui me lisent régulièrement et qui pourraient penser que mes critiques ne sont pas sincères...

Très sincèrement, vous devez principalement ce post à mon "presque mari", fan de science fiction, qui m'a promis de s'inscrire aux flux RSS du blog et de poster des commentaires si j'amais je rendais hommage à Ray Bradbury décédé hier. Ca c'est pour la raison principale... La seconde, c'est parce que je reconnais son talent et son écriture dans le mythique Chroniques martiennes (le seul que j'ai lu de lui...).

Si on parle SF, romans d'anticipation, fantasy, fantastique... ma culture se limite à peu de lecture : les Barjavel et la BD Percevan de mon adolescence, les Harry Potter, la série Uchronies en BD,Où le regard ne porte pas toujours en BD... et je crois que c'est à peu près tout !

Autant la SF au ciné me tente parfois, et je ne suis jamais déçue (Bienvenue à Gataca, The island, Le labyrinthe de Pan, Blindness, La route, Les fils de l'homme, Hors du temps, La fontaine...), autant elle ne m'attire que très peu en littérature.

Et pourtant... pourtant, les Chroniques Martiennes m'ont suprises par le fond et la forme. J'ai découvert une écriture extrêment poétique et précise où on sent que les mots sont mis bout à bout pour leur musique. Ahhh la musique des mots de Bradbury qui a dessinée dans mon imaginaire une planète mars toute en couleurs un peu pastels dans les tons rouges. Et c'est sans parler de sa vision d'une société futuriste qui rappelle les erreurs de l'Histoire avec un grand H que l'on connait : la découverte, la colonisation, l'acculturation, le mépris et la violence. A travers différents nouvelles on découvre une planète mars peu à peu colonisée par des hommes venus d'une terre qu'ils ont eu même détruits, et à votre avis que vont ils faire de la planète aux multiples soleils ?

La SF n'est pas un genre mineur pour ados, mais un genre bien plus engagé socialement que tous les autres, alors merci Ray Bradbury d'en avoir été un digne représentant.

Mais lui qui était contre internet, que penserait-il de tout ces hommages qui lui sont rendus sur la toile ?

30/05/2012

Les morsures de la déception ou lettre à Tonino Benacquista

Tonino BenacquistaAaaaaaah... mais Tonino qu'as tu fait là ?! Vade retro Les Morsures de l'aube ! Moi qui t'adore cher Tonino Benacquista, ça a été la déconfiture. Pas grand chose ne m'a plû, même pas les personnages à la fois marqués mais ambivalents que j'aime tant chez toi. Mise à part ton écriture en elle-même, rien ne va dans ce livre. Pourtant, tu aurais pu/du traiter avec brio le thème de la nuit, de ses créatures et de ses parasites.

Dommage... Pour mes soirées en mal de toi Tonino, je garderais sous le coude Malavita, Malavita encore, Tout à l'ego et Trois carrés noirs sur fond rouge.

Et quand je viens d'apprendre que Luc Besson commence fin aout son adaptation de Malavita, je prie pour qu'il ne fasse pas faire des pirouettes de yamakazis à Giovanni Manzoni...
podcast

Vocation concierge

L'immeuble Yacoubian, aala el aswanyAu coeur d'un quartier bourgeois du Caire qui a perdu de son prestige depuis l'assassinat du président Sadate, "L'immeuble Yacoubian" d'Alaa El Aswany est le refuge de personnages hauts en couleurs.

Ils se partagent les logements selon leurs statuts sociales et leurs revenus : aux nouveaux riches et anciens aristocrats les appartements immenses au charme désuet et bourgeois, aux pauvres les cabanes de métal de 2 mètres sur 2 sur la terrasse de l'immeuble.

En plein cagnard égyptien ceux-ci courent après les magouilles pour gagner quelques livres supplémentaires alors que les premiers font la même chose mais dans la torpeur modérée de leurs appartements chics et pour quelques milliers de livres.

 Du jeune étudiant pauvre qui rêve de rentrer dans la police, à la jeune égyptienne dont la beauté attise la convoitise des hommes en passant par l’ancien aristocrate dont le train de vie a basculé avec l’assassinat de Sadate, tous vivent en contradiction avec leurs propres valeurs, leurs religions et leurs familles, coincés entre des traditions séculaires et un mode de vie qu’ils rêvent occidental.

 Sorti en 2006, L’immeuble Yacoubian nous éclaire sur les raisons de la chute de Moubarak, ce « Grand Homme » jamais cité, mais dont l’ombre plane sur toutes les magouilles et la corruption qui pourrie le pays tout entier.

Loin de l’image décrite par les romans de Christian Jacq, on découvre ici une Egypte inconnue où chacun se bat avec ses propres armes pour vivre mieux. L'intrusion dans la vie privée des habitants de l'immeuble Yacoubian a de quoi satisfaire ma vocation ratée de concierge !

 « Un grand projet pour lequel il avait travaillé dur… : le Grand Homme arrimmeuble yacoubian filmivait et prenait le quart des bénéfices comme sur un plateau ! C’était une imposture et du gangstérisme. »

A voir également : le film !