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malavita

  • Fille de mauvaise vie ou RE : lettre à Tonino Benacquista

    Tonino... je m'en veux d'avoir descendu en flèche tes Morsures de l'aube...  Là c'est le coeur qui parle, mais pas la raison, car je ne changerais rien à ce que j'ai dit sur cette m... Mais je veux me racheter en parlant de tous les livres de toi qui m'ont tellement plus !

    Zou tagazou (ne me demandez pas d'où vient cette expression) parlons maintenant de Malavita.

    Une famille de bons américains biens sous tous rapports et apparences emménage en pleine nuit et en pleine discrétion dans un village de Normandie. Ni Maggie, la mère, Belle la fille, Warren le fils ne cherchent à faire de vagues au sein de la communauté Normande qui les accueille. Seul Fred le père de la famille ne semble pas s'accomoder de cette nouvelle vie, et tous les membres de sa famille ont l'air de lui reprocher leur nouvelle existence à l'écart de tout ce qu'ils ont connus avant. Fred, lui, refuse de vivre comme on (mais qui ?) veut lui imposer.

     Mais chassez le naturel iMalvita, Tonino Benacquista, roman mafial revient au galop, Fred n'est pas Fred, Fred c'est le personnage lisse et carré que le FBI a créé pour cacher l'identité de Giovanni Manzoni. Giovanni c'est un sanguin, un violent qui a le sang aussi chaud qu'une sauce arrabiata bien relevée. Giovanni c'est un affranchi, un ancien Wiseguy qui a 16 ans avait déjà arraché les doigts d'un récalcitrant, qui a touché à la coke et aux filles à l'âge où je lisais Mon petit poney flamme. Giovanni il a vendu père, mère, cousins et tous les padrinis de la mafia New-Yorkaise pour sauver sa peau. D'où le lisse Fred, sa nouvelle vie et sa nouvelle identité dans le cadre d'un programme de protection des témoins.

    Alors quand Fred trouve une machine à écrire à la cave et se met en tête d'écrire ses mémoires, lui qui n'a même jamais ouvert un livre, le FBI voit rouge encore plus rouge qu'un sauce aux pepperonis.

    Loin de moi l'idée de faire l'apologie du crime, qui plus est organisé, mais on (je) ne peux pas nier que La Cosa Nostra, La Pieuvre, L'Honorable Société ou quelle que soit son nom,  que depuis Les Parrains, inspirés des livres de Mario Puzzo, ce monde exerce une fascination sur les lecteurs. Et là, ça ne rate pas, les bad boys moi j'aime ça ! Et quand c'est Benacquista qui raconte c'est un vrai bonheur !

     

    Si vous voulez de la vraie, de l'authetique catsagne de mafieux, lisez Le Testament du dernier parrain de Bill Bonano, un ancien padrino qui a écrit ses mémoires à la conditon expresse qu'elles ne soient publiées qu'après sa mort.

  • Les morsures de la déception ou lettre à Tonino Benacquista

    Tonino BenacquistaAaaaaaah... mais Tonino qu'as tu fait là ?! Vade retro Les Morsures de l'aube ! Moi qui t'adore cher Tonino Benacquista, ça a été la déconfiture. Pas grand chose ne m'a plû, même pas les personnages à la fois marqués mais ambivalents que j'aime tant chez toi. Mise à part ton écriture en elle-même, rien ne va dans ce livre. Pourtant, tu aurais pu/du traiter avec brio le thème de la nuit, de ses créatures et de ses parasites.

    Dommage... Pour mes soirées en mal de toi Tonino, je garderais sous le coude Malavita, Malavita encore, Tout à l'ego et Trois carrés noirs sur fond rouge.

    Et quand je viens d'apprendre que Luc Besson commence fin aout son adaptation de Malavita, je prie pour qu'il ne fasse pas faire des pirouettes de yamakazis à Giovanni Manzoni...
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