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02/03/2017

Du temps où nous étions sauvages

Karen joy Fowler, nos années sauvagesAttention, malgré ce qui suit ce livre n'est ni un roman noir, ni un thriller.
Rosemary a une famille tout ce qu'il y a de plus normal et conventionnelle : un père et une mère attentifs à leurs enfants, Lowell, un grand frère protecteur et une sœur jumelle, Fern. Tout va bien dans le meilleur des mondes jusqu'à la disparition de celle-ci à l'âge de 5 ans. Disparue de la circulation, plus de traces d'elle, seuls restent les souvenirs. Le sujet est tabou, personne n'en parle dans la famille et pourtant chacun souffre en silence du manque et de l'absence en remâchant sa responsabilité. Comme on s'en doute, la disparition de Fern fait voler en éclat le tableau de la famille parfaite. Ce n'est qu'arrivée à l'âge adulte que Rosemary prend pleinement conscience de la responsabilité de ses parents dans l'éclatement de sa famille et avec quelle violence ils leur ont infligé la douleur de la séparation, bornés qu'ils étaient à n'écouter que leurs petits ego. Oui Fern était particulière un être à part qui n'aurait jamais dû disparaître au risque de briser des êtres à qui l'on a demandé de l'aimer et la chérir comme un membre à part entière de la famille, mais surtout Fern n'aurait jamais dû faire son entrée dans la famille Cook. Karen Joy Fowler nous parle dans Nos années sauvages avec humour, tendresse mais aussi sans concession, de ce sentiment qu'ont les hommes à se sentir toujours supérieurs aux animaux, de la violence infligés à ceux-ci sous couvert de la science et d'une famille brisée par l'ego de ses parents.

01/04/2014

Trente-six heures de la vie d'une femme (parce que 24 ce n'est pas assez)

J'adore Stefan Zweig... alors quand je vois un titre qui détourne celui d'un de ses romans le plusagnès bihl, trente six heures de la vie d'une femme connu, forcément ça m'interpelle.

Agnès Bihl est chanteuse et Trente-six heures de la vie d'une femme (parce que 24 ce n'est pas assez) est l’adaptation romancée des titres de son album éponyme. Personnellement, je trouve qu'il y a parfois un peu trop de lieux communs sur les rapports hommes-femmes. Mais bon dès qu'on touche au sujet on tombe dans certains représentations donc je ne lui en veux pas. Certains nouvelles sont très bonnes comme celle mettant en scène ce psychiatre qui a une façon bien à lui pour soulager la souffrance de ses patients !

Moi je salue plus que les nouvelles en elle-même, cette belle initiative d'Agnès Bihl de romancer ses chansons ! Ca se lit bien et rapidement, ça fait beaucoup sourire et grincer des dents, une bonne lecture pour se détendre et rire un peu de nous-même.

07:19 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/03/2014

La Petite communiste prisonnière de son succès

la petite communiste qui ne souriait jamais, lola lafonNadia Comanci est une légende à elle seule. Comment ne pas être fasciné par ce fil de fer qui à 14 ans à mis à mal le système de notation de l'épreuve de gymnastique des JO de Montréal en obtenant la note de 10 ?

En 1976 Nadia Comanci i fait souffler un vent de perfection sur les épreuves de gymnastique. Son assurance, son côté "je suis un robot qui exécute à la perfection ce qu'on m'ordonne" devient le flambeau du communisme de Ceauscecu. Toute sa vie la petite gymnaste, sera l'instrument de propagande politique du dictateur roumain et de son entraîneur. On se questionne tout le long du livre sur le libre arbitre de Nadia qui exécutera sans jamais ou presque faillir à la mission que ses performances physiques lui imposent.

Quel est dans les années 80 le regard que l'on pose sur le corps de ces jeunes filles que l'on condamne à ne jamais grandir, à rester éthérées et aériennes comme un rêve fait de vent ?

la petite communiste qui ne souriait jamais, lola lafonLa Petite communiste qui ne souriait jamais, n'est pas une bio de Nadia Comanci. Lola Lafon s'est prise au jeu de décrire le quotidien de cette jeune fille qui a perdu sa vie en l'offrant à la "perfection" et au regard des autres.  Je vous le recommande.