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11/04/2013

Décolage dans 5, 4, 3, 2, 1, 0... pages

mars aller-retour, pierre wazemLa Wazem Compagny est fière de vous accueillir pour unmars aller-retour, pierre wazem Mars aller-retour. Le voyage se fera en 120 pages soit 120 minutes environ, voir plus si vous prenez tellement de plaisir à votre voyage que vous vous arrêtez sur les plus belles bulles (ne ratez pas la magnifique vue de Mars depuis la terre au environ de la 69ème pages). Au décolage de Genève, vous sera servi une bio non exhaustive de l'auteur et de sa situation actuelle précaire sur plusieurs points. Une légère zone de turbulences et de questionnement quant à son avenir financier et personnel débutera votre voyage. Cette zone de turbulences sera vite dépassée, quand votre commandant Pierre Wazem se laissera guider vers Mars par un hérisson (à l'inverse des bateaux qui ne doivent jamais embarquer un lapin, les appareils de la Wazem Compagny voyagent toujours avec un hérisson à bord). Le voyage pourra sembler pénible pour notre commandant, qui une fois sur Mars devra affronter les affres de la page blanche et les turpitudes de son imagination qui parfois se fait attendre. L'atterissage se fera en douceur et avec soulagement pour notre commandant qui se sera livré à un récit hautement intimiste sur la création artistique et la reconquête de soi. Vous en ressortirez changé à jamais et vous direz que si la création est un sacerdoce, et que son cheminement est long et pénible regarder à l'intérieur de soi est vraisemblablement la meilleur solution.

mars aller-retour, pierre wazem

 

10/04/2013

De mon chat ou de l'omniprésence de l'antropomorhisme chez les animaux

de mon chien comme preuve irréfutable de l'inexistence d'un dieu,manu larcenet,bande dessinée indépendantede mon chien comme preuve irréfutable de l'inexistence d'un dieu,manu larcenet,bande dessinée indépendanteOu de Larcenet comme la preuve de l'existence du talent chez les dessinateurs de BD. Ou du chien de Larcenet comme la preuve que l'homme est un animal comme les autres. Ou du talent en trois strips sur chaque page comme preuve irréfutable de l'émotion de 3 coups de crayon. Ou De Mon chien comme la preuve irréfutable de l'inexistence d'un dieu omniprésent, preuve irréfutable que dieu n'a rien à voir là dedans et n'aidera jamais le chien de Larcenet à trouver son os.

08/04/2013

Les centrales nucléaires ne font pas le printemps...

un printemps à tchernobyl, emmanuel lepageEmmanuel Lepage fait partie d'un collectif d'auteurs dessinateurs engagés : les Dessin'acteurs. Ici les illustrateurs BD sont "acteurs" de leurs convictions et dessinent conte le nucléaire, les OGM et tutti quanti. Un Printemps à Techernobyl de Lepage pourrait ressembler à un livre d'art par son format mais pas par ses couleurs qui suintent tous les pastels de gris de la région de l'ancienne centrale nucléaire depuis la catastrophe qu'on connait.

Dans un village de fiers bretons, on continue de résister à l'envahisseur et on décide de monter une espèce de résidence d'artistes en plein dans la zone contaminée de Tchernobyl. Le but de Lepage et de ses acolytes est de décrire la vie de ceux qui continuent de vivre dans cette zone de la mort par choix, parce qu'ils n'ont pas voulu quitter leur terre, parce que le gouvernement de l'ex-URSS ne leur a pas vraiment offert d'autre alternative... Le bilan sociale, humain, psychologique et ne parlons même pas de la grosse note salée écologique est très, très lourd comme on le sait. Lepage et les autres Dessin'acteurs vont passer plusieurs semaines dans les décombres de la catastrophe à la rencontre de ceux qui la vivent au quotidien et c'est bouleversant. Je n'ai qu'un regret concernant cet album... et il me parait gros et lourd de sens pour des dessinateurs venus du pays europpéen le plus fourni en centrales nucléaires... Les motivations de cet album paraissent ambigues. Il y a la volonté de condamner les autorités qui laissent quasiment à l'abandon la zone de Tchernobyl et ceux qui ont choisi d'y rester, oui c'est un fait. Mais, Lepage et ses amis donnent l'impression de se faire un peu mousser en affrontant la zone de la mort armés de leurs compteurs Gieger alors que ceux qu'ils dessinent ne voient même pas forcément ce que c'est... Ils ont plus l'air de "se toucher la nouille" comme on dit qu'autre chose. Ce n'est que mon avis mais ils ont au moins eu le mérite de faire un album sur les oubliés de Tchernobyl.